Persil japonais pourpre
Cryptotaenia japonica f. atropurpurea
0,6 m       0,5 m      Zone 4   

Le persil japonais pourpre (cryptotaenia japonica f. atropurpurea) promet une floraison, légère et éparse, contenant toute la poésie d’une voie lactée transperçant la pollution lumineuse, lorsque ses tiges florales de flocons flottants s’élèvent discrètement en juin et en juillet dans nos aménagements redondants, au-dessus d’un feuillage décoratif et aromatique. Mitsuba, son nom japonais, signifie « trois feuilles », et quand on s’y penche de plus près, ces trois folioles sur des feuilles disposées en rosette font penser à un persil plat, en plus large. De la même famille que le vrai persil, cette cousine amène aussi les nuances douces et florales de l’angélique et du cerfeuil. Revenant d’une année à l’autre ou encore se ressemant par elle-même, elle nous épargne l’étape du semis hâtif qu’exige la germination lente et irrégulière du persil cultivé traditionnellement dans nos potagers. Une corvée de moins pour sortir de l’hiver. Comme un printemps en mode automatique.

La variante atropurpurea, avec ses nuances pourpres chocolatées entre avantageusement dans la composition d’une salade japonaise. Elle sait particulièrement mettre en valeur les êtres d’exception qui l’entourent, leur offrant de briller contre son feuillage sombre, tout en contrastes flatteurs. Vous pourriez la planter dans des conditions semblables à leur habitat naturel d’origine, près d’une source d’eau ou à l’ombre d’un sous-bois ne manquant pas d’humidité, en compagnie du vert tendre des fougères-à-l’autruche afin de les combiner dans une cueillette printanière les menant dans un même plat de tofu teriyaki et têtes de violon persillées à la japonaise. Très populaire au Japon, en Chine, en Corée et en Indonésie, on utilise cette herbe aromatique autant que le persil italien ou frisé chez nous, un peu de la même manière. Le mitsuba transmet sa saveur unique à un magnifique plat de saison à base de matsutake, fameux champignon qu’on s’arrache à prix fort. La tradition le met à l’honneur dans la soupe du nouvel an, dans les sushis, en tempura ainsi que dans des plats à base d’œufs ou de riz.Crues ou cuites, toutes les parties sont comestibles. On met souvent les tiges avec les pétioles à blanchir quelques minutes afin de les attendrir tout en conservant leur croquant, sans en dégrader le goût ni la couleur, apprêtées alors comme le céleri. La racine, dure et raide lorsque crue, se mange à la manière du panais, meilleure après avoir bouilli ou cuit à la vapeur une trentaine de minutes, plus ou moins. À moins qu’on préfère la friture. Une simple feuille, avec son trio de folioles vertes ou pourpres, se présente élégamment en garniture avec du sésame sur des fruits de mer. Dans toute recette, on l’ajoute toujours en fin de cuisson, où elle sera poussée, malgré sa nature discrète, à exprimer ses saveurs sans révéler son amertume. La plante est riche en carotène, potassium, calcium, phosphore, fer, vitamines A, B et C.

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