Avec ses feuilles fines élancées à la robe aux reflets bleus, l’ail jaune (allium flavum) a l’élégance d’une fée, allumant des feux de Bengale pour célébrer l’été, les faisant danser au rythme des vents chauds, propageant la joie des jardins à la cuisine, ses clochettes sulfureuses éclatant sous la dent, pleines de saveurs cosmopolites d’oignon caramélisé. Les feuilles, comme de la ciboulette, ainsi que les bulbes, petits mais abondants après un ressemis autonome, se cuisinent, polyvalents, se substituant à l’ail et à l’oignon doux.
Évoluant dans les rocailles méditerranéennes arides jusqu’aux contreforts des Alpes, l’ail jaune est facile à cultiver dans tout sol qui s’écoule bien, tolérant aussi bien la chaleur que le froid. Les cerfs et autres ravageurs n’en veulent pas. La teigne du poireau ne semble pas trop s’acharner sur son cas.














